La participation citoyenne dans tous ses états !

Province de Namur, le 22 octobre 2020 0 commentaire

dossier_participation_citoyenne_286248911_Drupal.jpg

Conseils participatifs provinciaux, panel citoyen Plan climat 2030, commissions citoyennes au Parlement wallon…

Ce début de rentrée académique est pour le moins mouvementé du côté de la participation citoyenne particulièrement convoitée.

Dans l’ordre des sollicitations, c’est notre institution provinciale qui fut la première à lancer des invitations à ses concitoyens afin de participer à un sondage en ligne. Vous avez été pas moins de 184 à y répondre!  L’objectif de ce coup de sonde était de mieux connaître les préoccupations des habitants, leurs attentes, leurs besoins réels pour pouvoir davantage les prendre en considération dans les prochaines politiques menées sur le territoire provincial. Mais pas seulement ! Le Collège provincial s’est aussi montré désireux d’élargir l’espace de dialogue entre lui et ses citoyens. Pour ce faire, via ce sondage, il leur a préalablement proposé de s’impliquer au sein des conseils participatifs qui seront mis en place dans chacun des trois arrondissements de la Province et ce, très prochainement. Intégrer les citoyens dans l’élaboration même des décisions qui les concernent, voilà l’objectif poursuivi par notre institution provinciale.

Ce 14 octobre, une  réflexion autour de la constitution d’un panel de citoyens a également débuté sur l’initiative de l’AWAC (agence wallonne air et climat). En effet, le Gouvernement s’est fixé des objectifs climatiques très ambitieux, en prévoyant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 et une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030.

Pour réaliser ce vrai défi environnemental, une série de mesures fortes doivent être prises dans de très nombreux domaines et pour être appliquées, ces mesures doivent être comprises et surtout susciter l’adhésion du plus grand nombre. Les premières mesures importantes ont été adoptées dans le cadre du plan air climat énergie, mais elles doivent être renforcées.

Ainsi, la Déclaration de politique régionale (DPR) prévoit la mise en place d’un vaste processus participatif afin d’associer experts et citoyens dans le choix et l’opérationnalisation des mesures nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés. Le but est de définir collectivement les mesures les plus efficientes dans un souci constant de justice sociale.

Cette initiative est encadrée par des experts animateurs du processus de participation citoyenne qui seront ultérieurement rejoints par des acteurs de la communication pour valoriser le travail des citoyens tout au long de la démarche.

Enfin, le gouvernement wallon va inviter à son tour les citoyens à constituer des commissions délibératives rassemblant des députés et des citoyens tirés au sort pour participer au débat parlementaire. Les trois partis de la majorité concrétisent ainsi un engagement pris dans la déclaration de politique régionale. En septembre dernier, ils ont déposé une proposition de modification du règlement de leur parlement qui vient d’être approuvée ce 14 octobre. Les commissions délibératives réuniront dix élus et trente citoyens désignés par un double tirage au sort. Le premier déterminera un panel de 1.000 personnes, le second désignera ceux qui participeront sur base volontaire. La sélection intégrera les dimensions liées au sexe, à l’âge, à l’origine géographique et à la formation pour assurer la meilleure représentativité dans l’échantillonnage. Ces commissions délibératives seront encadrées. Afin de  favoriser l’expression de personnes qui ne sont pas des professionnels de la politique, des groupes de travail pourront être créés. L’anonymat des propos dans le rapport final sera la règle, ainsi que pour les votes des citoyens. Un défraiement sera fixé pour la participation aux réunions dont le calendrier devra tenir compte des disponibilités des différents participants.

Le but est évidemment que les discussions entre élus et citoyens soient suivies d’effet. Les conclusions devront être débattues dans les six mois par les députés siégeant dans une commission traditionnelle. Lors du vote des recommandations, les voix des citoyens seront purement consultatives. Mais les députés devront justifier un vote qui irait à l’encontre d’une volonté exprimée par une majorité des citoyens tirés au sort.

Trois belles avancées donc sur la voie d’une participation accrue des citoyens au cœur même des arcanes du pouvoir!